Le Snack Show, terrain de jeu B2B
Chaque année, le Snack Show réunit à Paris les acteurs du food service, de la restauration rapide et de la distribution professionnelle. Pour Granarolo — première coopérative laitière italienne, référence incontournable en mozzarella et fromages frais pour les professionnels — le salon est un rendez-vous commercial stratégique. La mission du studio : concevoir un stand qui incarne la puissance de la marque et convertit le flux en conversations.
Conception du dispositif graphique
La direction artistique du stand a été pensée à partir de la charte Granarolo : vert profond, photographies produits appétissantes, typographie affirmée. L’enjeu était de traduire cette identité à l’échelle du grand format — des dimensions où chaque choix de composition, de contraste et de hiérarchie visuelle est amplifié. Les visuels devaient être efficaces à cinq mètres de distance comme à cinquante centimètres, fonctionner dans un environnement de salon bruyant et saturé de stimuli.
Production des visuels imprimés
L’ensemble des supports graphiques du stand — backwall, panneaux, kakémonos et habillages — ont été créés et préparés pour impression grand format. Chaque fichier a été calibré selon les contraintes techniques de production : résolution, profil colorimétrique, zones de sécurité, sens de lecture en contexte salon. La cohérence entre les différents éléments du stand a été soignée pour que l’espace Granarolo soit immédiatement identifiable depuis les allées.
Un outil de vente avant d’être un décor
Un stand de salon n’est pas une exposition — c’est un outil commercial. Les visuels ont été conçus pour mettre en avant les arguments clés de Granarolo auprès des acheteurs food service : origine italienne, gamme fromagère, certifications qualité. En deux jours, les 1er et 2 avril 2026, le stand a porté la marque face aux professionnels du secteur.
Une marque qui occupe le terrain
Unconventional ne se contente pas du rayon. Avec un positionnement végétal assumé et un claim qui claque — Les goûter pour y croire ! — la marque doit exister à chaque point de contact : en linéaire, en salon, en entrepôt, en présentation acheteur. La mission confiée au studio : décliner la charte sur l’intégralité des supports physiques de la marque, en garantissant cohérence et impact à toutes les échelles.
Un système graphique sous tension
La charte Unconventional est exigeante. Fond noir, jaune vif, typographie en badge rétro, photographies d’ambiance réalistes et appétissantes : chaque support doit tenir ces codes à la fois visuellement et techniquement, du petit stop-rayon imprimé en offset au kakémono grand format en sublimation. Le travail a consisté à adapter les règles graphiques aux contraintes de chaque support — résolutions, formats, distances de lecture, contraintes d’impression — sans jamais diluer l’identité.
Les supports réalisés
La déclinaison couvre l’ensemble du parcours consommateur et acheteur : stop-rayons et PLV de sol pour la présence en grande surface, affiches et kakémonos pour les salons et événements professionnels, flyers et fiches produits B2B pour les équipes commerciales, catalogues gamme avec grilles produits et formats food service, cartons d’expédition brandés pour la logistique. Chaque format a fait l’objet d’une mise en page spécifique, pensée pour son contexte d’usage.
La cohérence comme argument commercial
Chez Unconventional, la puissance visuelle est un outil de vente. Un acheteur en salon qui reconnaît instantanément la marque sur un kakémono, puis la retrouve à l’identique sur un stop-rayon en GMS, puis dans un catalogue laissé en rendez-vous — c’est la charte qui travaille. Notre rôle : garantir cette continuité sur chaque format, quelle que soit la contrainte technique.
Un catalogue qui avait vieilli avec la marque
Granarolo, première coopérative laitière italienne, s’appuie sur ses catalogues B2B pour convaincre les acheteurs et distributeurs français. La version existante portait le poids des années — charte surchargée, typographies disparates, mises en page compressées où les informations se disputaient l’espace avec les visuels. L’enjeu de la refonte 2026 : redonner au document l’autorité et la lisibilité qu’une marque de cette stature impose.
Modernisation typographique
La première intervention a porté sur la typographie. La hiérarchie de lecture a été entièrement reconstruite : un choix de polices cohérent entre les titres de sections, les sous-titres et les corps de texte, avec des graisses maîtrisées qui guident l’œil sans surcharger la page. L’objectif n’était pas de rompre avec l’identité Granarolo mais d’en extraire la version la plus lisible — celle qui fonctionne aussi bien imprimée que transmise en PDF à un acheteur.
Allègement de la charte
Le vert Granarolo reste central, mais son usage a été rationalisé. Les aplats massifs ont cédé la place à des zones d’air, des filets fins et des trames légères qui structurent les pages sans les étouffer. Les visuels produits — fromages, plats préparés, ingrédients — occupent désormais l’espace qu’ils méritent, sans être concurrencés par des éléments graphiques décoratifs.
Mise en page et architecture du document
La logique de sommaire a été repensée pour que le catalogue fonctionne comme un outil de vente réel : navigation claire entre les familles de produits, pages « À propos » restructurées avec les chiffres clés et certifications mis en valeur, cartes et infographies simplifiées pour une lecture rapide en rendez-vous commercial.
Résultat
Un catalogue B2B qui respecte la puissance de la marque Granarolo tout en répondant aux exigences d’un document professionnel moderne — efficace en présentation, convaincant sur papier, et diffusable en version numérique sans compromis sur la qualité visuelle.
Point de départ : comprendre la marque avant de la dessiner
Avant de poser la moindre forme, on a travaillé le territoire d’Unconventionnal. Une marque végétarienne accessible, qui n’a pas à se justifier d’être végé — c’est son évidence, pas son argument. Pas de feuilles vertes en cascade, pas de signaux bio-lisses : le parti pris graphique devait affirmer un positionnement culinaire sincère, ancré dans des recettes qu’on reconnaît — carbonara, bolognaise, émietté — revisitées sans viande et sans complexe.
Construction du système visuel
Le travail de fabrique de marque a posé les bases : une palette chromatique distincte par recette, mais régie par une même logique d’ensemble pour que les trois boîtes forment une famille évidente en linéaire. La typographie a été choisie pour allier lisibilité rayon à une certaine chaleur — ni trop froide, ni trop artisanale. Le nom de chaque recette, Carbo Végétale, Bolo Végétale, Émietté Végétal, a été traité comme un élément graphique à part entière : gros, assumé, premier repère visuel.
Déclinaison sur les trois boîtes
Chaque pasta box repose sur une base de pâte différente, ce qui constituait une contrainte et une opportunité : différencier les formats visuellement tout en maintenant la cohérence de gamme. La charte s’est déclinée en trois variations de couleur principale — une pour chaque recette — avec des zones d’information nutritionnelle et de composition placées de façon identique sur les trois emballages. L’objectif était que l’œil du consommateur, une fois le système compris sur une boîte, retrouve instinctivement ses repères sur les deux autres.



Résultat
Une gamme de trois références packaging-complètes, prête pour une mise en marché grande surface, cohérente en facing et différenciée au sein d’un rayon végétarien où la surenchère de codes naturels rend souvent les marques interchangeables.